Booxium.
Informatique de gestion - cours-

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Par Informatique de gestion

BERTI ÉditionsÉditeur :BERTI ÉditionsFormat :Livre relié / broché

Résumé de l'œuvre

Table des matières / Sommaire :

-III- 
 
 
TABLE DES MATIÈRES 
 
Préface XI 
Avant-propos XIII 
Acronymes et symboles utilisés XV 
Introduction générale 1 
PARTIE I 
LE TEMPS ET LE RISQUE EN FINANCE 
7 
CHAPITRE 1 
VALEUR ET TEMPS EN FINANCE 
9 
1.1-) Introduction 9 
1.2-) La valeur temps de la monnaie 9 
1.3-) La capitalisation 11 
      1.3.1-) La capitalisation d’une somme présente 11 
      1.3.2-) La capitalisation d’une suite de sommes futures 12 
1.4-) L’actualisation 13 
       1.4.1-) L’actualisation d’une somme future 13 
       1.4.2-) L’actualisation d’une suite de sommes futures 15 
       1.4.3-) L’actualisation d’une suite infinie de sommes futures 16 
       1.4.4-) L’actualisation d’une suite infinie de sommes futures en 
progression constante (le modèle de Gordon-Shapiro) 18 
1.5-) Taux proportionnels, taux effectif et taux équivalents 19 
       1.5.1-) Taux d’intérêt proportionnels 19 
       1.5.2-) Taux d’intérêt effectif 20 
       1.5.3-) Taux d’intérêt équivalents 23 
1.6-) Capitalisation et actualisation en temps continu 23 
1.7-) Les modalités de remboursement des emprunts 25 
       1.7.1-) Remboursement par capital constant 26 
       1.7.2-) Remboursement par annuités constantes 26 
       1.7.3-) Remboursement in fine 28 
-III- 
 
 
TABLE DES MATIÈRES 
 
Préface XI 
Avant-propos XIII 
Acronymes et symboles utilisés XV 
Introduction générale 1 
PARTIE I 
LE TEMPS ET LE RISQUE EN FINANCE 
7 
CHAPITRE 1 
VALEUR ET TEMPS EN FINANCE 
9 
1.1-) Introduction 9 
1.2-) La valeur temps de la monnaie 9 
1.3-) La capitalisation 11 
      1.3.1-) La capitalisation d’une somme présente 11 
      1.3.2-) La capitalisation d’une suite de sommes futures 12 
1.4-) L’actualisation 13 
       1.4.1-) L’actualisation d’une somme future 13 
       1.4.2-) L’actualisation d’une suite de sommes futures 15 
       1.4.3-) L’actualisation d’une suite infinie de sommes futures 16 
       1.4.4-) L’actualisation d’une suite infinie de sommes futures en 
progression constante (le modèle de Gordon-Shapiro) 18 
1.5-) Taux proportionnels, taux effectif et taux équivalents 19 
       1.5.1-) Taux d’intérêt proportionnels 19 
       1.5.2-) Taux d’intérêt effectif 20 
       1.5.3-) Taux d’intérêt équivalents 23 
1.6-) Capitalisation et actualisation en temps continu 23 
1.7-) Les modalités de remboursement des emprunts 25 
       1.7.1-) Remboursement par capital constant 26 
       1.7.2-) Remboursement par annuités constantes 26 
       1.7.3-) Remboursement in fine 28

TABLE DES MATIÈRES 
-V- 
                 3.2.2.2-) Sélection adverse et rationnement du crédit 85 
                 3.2.2.3-) Sélection adverse et introduction en bourse 86 
3.3-) La théorie de l’agence 87 
       3.3.1-) Asymétrie d’information et problème d’agence 87 
       3.3.2-) Théorie de l’agence et finance 91 
3.4-) Le modèle de signal 94 
       3.4.1-) Le modèle de signal de Spence 94 
       3.4.2-) Signal et finance d’entreprise 98 
                 3.4.2.1-) L’autofinancement, signal de qualité de l’entreprise 98 
                 3.4.2.2-) Le dividende, signal de qualité de l’entreprise 100 
3.5-) Le modèle de filtrage (screening) 102 
Série d’exercices 104 
CHAPITRE 4 
ORGANISATION ET FINANCE D’ENTREPRISE 
113 
4.1-) Introduction 113 
4.2-) L’approche contractuelle de la firme 114 
       4.2.1-) La théorie des coûts de transaction 114 
       4.2.2-) La théorie de l’agence 115 
       4.2.3-) La théorie des contrats incomplets 117 
4.3-) Les principales formes juridiques de l’entreprise 117 
4.4-) Le degré de liquidité des titres 122 
4.5-) Sépar ation propriété/contrôle, problème d’agence et gouvernance 
d’entreprise 123 
       4.5.1-) Séparation propriété/contrôle et délégation du management 124 
       4.5.2-) L’objectif de l’entreprise 124 
       4.5.3-) Maximisation de la valeur de l’entrepri se et théorie des parties 
prenantes 125 
       4.5.4-) La gouvernance d’entreprise 127 
                 4.5.4.1-) Le conseil d’administration 128 
                 4.5.4.2-) L’audit externe 129 
                 4.5.4.3-) La rémunération incitative 129 
                 4.5.4.4-) Les stock-options 130 
TABLE DES MATIÈRES 
-V- 
                 3.2.2.2-) Sélection adverse et rationnement du crédit 85 
                 3.2.2.3-) Sélection adverse et introduction en bourse 86 
3.3-) La théorie de l’agence 87 
       3.3.1-) Asymétrie d’information et problème d’agence 87 
       3.3.2-) Théorie de l’agence et finance 91 
3.4-) Le modèle de signal 94 
       3.4.1-) Le modèle de signal de Spence 94 
       3.4.2-) Signal et finance d’entreprise 98 
                 3.4.2.1-) L’autofinancement, signal de qualité de l’entreprise 98 
                 3.4.2.2-) Le dividende, signal de qualité de l’entreprise 100 
3.5-) Le modèle de filtrage (screening) 102 
Série d’exercices 104 
CHAPITRE 4 
ORGANISATION ET FINANCE D’ENTREPRISE 
113 
4.1-) Introduction 113 
4.2-) L’approche contractuelle de la firme 114 
       4.2.1-) La théorie des coûts de transaction 114 
       4.2.2-) La théorie de l’agence 115 
       4.2.3-) La théorie des contrats incomplets 117 
4.3-) Les principales formes juridiques de l’entreprise 117 
4.4-) Le degré de liquidité des titres 122 
4.5-) Sépar ation propriété/contrôle, problème d’agence et gouvernance 
d’entreprise 123 
       4.5.1-) Séparation propriété/contrôle et délégation du management 124 
       4.5.2-) L’objectif de l’entreprise 124 
       4.5.3-) Maximisation de la valeur de l’entrepri se et théorie des parties 
prenantes 125 
       4.5.4-) La gouvernance d’entreprise 127 
                 4.5.4.1-) Le conseil d’administration 128 
                 4.5.4.2-) L’audit externe 129 
                 4.5.4.3-) La rémunération incitative 129 
                 4.5.4.4-) Les stock-options 130

TABLE DES MATIÈRES 
-VII- 
       5.4.4-) Le taux de rendement interne modifié 167 
5.5-) Détermination des cash-flows pour l’évaluation de l’investissement 168 
       5.5.1-) Notion préliminaire de coût du capital 169 
       5.5.2-) L’expression d e s  c a s h -flows pour l’évaluation de  l’investis-
sement 171 
5.6-) Développements de la valeur actuelle nette 177 
       5.6.1-) Valeur actuelle nette et projets à durée de vie différente 177 
       5.6.2-) Valeur actuelle nette et projets à coût initial différent 180 
       5.6.3-) Valeur actuelle nette et taux de rendement inter ne pour des 
projets à coût initial différent 181 
       5.6.4-) La durée de vie optimale de l’investissement 181 
       5.6.5-) Valeur actuelle nette et méthodes d’amortissement 183 
       5.6.6-) Valeur actuelle nette et inflation 186 
       5.6.7-) Choix d’investissement en cas de rationnement de capital 189 
5.7-) Options réelles et évaluation de l’investissement 192 
       5.7.1-) Notions élémentaires sur les options 192 
5.7.1.1-) Définition et caractéristiques des optio ns 193 
5.7.1.2-) Le profil de gain des options 195 
       5.7.2-) Le modèle binomial d’évaluation des options 196 
       5.7.3-) Options réelles et valeur actuelle nette augmentée – VANA 199 
5.7.3.1-) Les types d’options réelles 200 
5.7.3.2-) L’év aluation des options réelles 201 
Série d’exercices 204 
CHAPITRE 6 
STRUCTURE DU CAPITAL ET COÛT DU CAPITAL 213
6.1-) Introduction 213 
6.2-) Risque opérationnel et risque financier 213 
6.3-) L’approche traditionnelle 215 
6.4-) L’approche de Modigliani & Miller 219 
       6.4.1-) Les propositions de Modigliani & Miller en l’absence de 
l’impôt sur le bénéfice 219 
TABLE DES MATIÈRES 
-VII- 
       5.4.4-) Le taux de rendement interne modifié 167 
5.5-) Détermination des cash-flows pour l’évaluation de l’investissement 168 
       5.5.1-) Notion préliminaire de coût du capital 169 
       5.5.2-) L’expression d e s  c a s h -flows pour l’évaluation de  l’investis-
sement 171 
5.6-) Développements de la valeur actuelle nette 177 
       5.6.1-) Valeur actuelle nette et projets à durée de vie différente 177 
       5.6.2-) Valeur actuelle nette et projets à coût initial différent 180 
       5.6.3-) Valeur actuelle nette et taux de rendement inter ne pour des 
projets à coût initial différent 181 
       5.6.4-) La durée de vie optimale de l’investissement 181 
       5.6.5-) Valeur actuelle nette et méthodes d’amortissement 183 
       5.6.6-) Valeur actuelle nette et inflation 186 
       5.6.7-) Choix d’investissement en cas de rationnement de capital 189 
5.7-) Options réelles et évaluation de l’investissement 192 
       5.7.1-) Notions élémentaires sur les options 192 
5.7.1.1-) Définition et caractéristiques des optio ns 193 
5.7.1.2-) Le profil de gain des options 195 
       5.7.2-) Le modèle binomial d’évaluation des options 196 
       5.7.3-) Options réelles et valeur actuelle nette augmentée – VANA 199 
5.7.3.1-) Les types d’options réelles 200 
5.7.3.2-) L’év aluation des options réelles 201 
Série d’exercices 204 
CHAPITRE 6 
STRUCTURE DU CAPITAL ET COÛT DU CAPITAL 213
6.1-) Introduction 213 
6.2-) Risque opérationnel et risque financier 213 
6.3-) L’approche traditionnelle 215 
6.4-) L’approche de Modigliani & Miller 219 
       6.4.1-) Les propositions de Modigliani & Miller en l’absence de 
l’impôt sur le bénéfice 219

TABLE DES MATIÈRES 
-IX- 
       7.5.5-) Le dividende en tant que signal 273 
       7.5.6-) Le dividende et l’aléa moral 274 
Série d’exercices 275 
PARTIE IV 
LES MODES DE FINANCEMENT DE L’ENTREPRISE 
279 
CHAPITRE 8 
LE FINANCEMENT PAR CAPITAUX PROPRES 281 
8.1-) Introduction 281 
8.2-) L’autofinancement 281 
       8.2.1-) Définition de l’autofinancement 282 
       8.2.2-) Avantages et coûts de l’autofinancement 283 
8.3-) L’émission d’actions nouvelles 284 
       8.3.1-) Objectif de l’émission d’actions nouvelles 284 
       8.3.2-) Le risque de dilution 285 
       8.3.3-) Le droit préférentiel de souscription 287 
       8.3.4-) Le droit d’attribution 290 
8.4-) Le capital-investissement 293 
       8.4.1-) Formes de capital-investissement 294 
       8.4.2-) Le pacte d’actionnariat 295 
       8.4.3-) Les modalités de sortie du capital-investisseur 296 
       8.4.4-) Le capital-investissement en Algérie 297 
8.5-) L’introduction en bourse 298 
       8.5.1-) Les modes d’introduction en bourse 299 
       8.5.2-) Avantages et coûts de l’introduction en bourse 300 
CHAPITRE 9 
LE FINANCEMENT PAR ENDETTEMENT 303 
9.1-) Introduction 303 
9.2-) Le crédit bancaire 303 
       9.2.1-) Le rôle de la banque 303 
       9.2.2-) Les crédits bancaires à l’entreprise 305 
TABLE DES MATIÈRES 
-IX- 
       7.5.5-) Le dividende en tant que signal 273 
       7.5.6-) Le dividende et l’aléa moral 274 
Série d’exercices 275 
PARTIE IV 
LES MODES DE FINANCEMENT DE L’ENTREPRISE 
279 
CHAPITRE 8 
LE FINANCEMENT PAR CAPITAUX PROPRES 281 
8.1-) Introduction 281 
8.2-) L’autofinancement 281 
       8.2.1-) Définition de l’autofinancement 282 
       8.2.2-) Avantages et coûts de l’autofinancement 283 
8.3-) L’émission d’actions nouvelles 284 
       8.3.1-) Objectif de l’émission d’actions nouvelles 284 
       8.3.2-) Le risque de dilution 285 
       8.3.3-) Le droit préférentiel de souscription 287 
       8.3.4-) Le droit d’attribution 290 
8.4-) Le capital-investissement 293 
       8.4.1-) Formes de capital-investissement 294 
       8.4.2-) Le pacte d’actionnariat 295 
       8.4.3-) Les modalités de sortie du capital-investisseur 296 
       8.4.4-) Le capital-investissement en Algérie 297 
8.5-) L’introduction en bourse 298 
       8.5.1-) Les modes d’introduction en bourse 299 
       8.5.2-) Avantages et coûts de l’introduction en bourse 300 
CHAPITRE 9 
LE FINANCEMENT PAR ENDETTEMENT 303 
9.1-) Introduction 303 
9.2-) Le crédit bancaire 303 
       9.2.1-) Le rôle de la banque 303 
       9.2.2-) Les crédits bancaires à l’entreprise 305

FINANCE D’ENTREPRISE EN ALGÉRIE 
-126- 
 
actionnaires, l’entreprise  est également responsable vis-à- vis d’autres parties 
comme les travailleurs, l’environnement, l’éthique et autres.137 
La thèse des parties prenantes estime que l’objectif de maximisation de la valeur 
de l’entreprise n’est pas une ga rantie pour l’implémentation de  l’optimum social 
car il peut induire des effets négatifs sur d’autres agents éco nomiques comme les 
travailleurs et sur d’autres aspects de la vie sociale  comme l’environnement et 
l’éthique.138 Bien qu’en moyenne, les licenciements semblent ne pas induire d e 
hausse de la valeur boursière des actions, un des exemples souv ent cités à ce 
propos est la constatation de l’augmentation de la valeur bours ière de cert aines 
entreprises par suite d’un plan social impliquant le licencieme nt de travailleurs. 139 
De même, les médias font souvent part des dommages importants c ausés à 
l’environnement par des entreprises cherchant à maximiser leurs  profits. C’est le 
cas aussi des arrangements pouvant exister entre des firmes mul tinationales et les 
dictatures brutales et corrompues de certains pays en développement. 
Cependant, il est important de relever que la thèse de la maxim isation de la 
valeur de l’entreprise ne signifie pas refus des objectifs prônés par les tenants de la 
théorie des parties prenantes. Les économistes considèrent en effet que l’objectif de 
maximisation de la valeur de l’entreprise n’est pas en contradi ction avec 
l’existence d’objectifs propres aux parties prenantes. 
En fait, la différence entre ces deux conceptions réside dans l a manière avec 
laquelle ces autres objectifs sont intégrés dans le calcul écon omique. Pour la thèse 
des parties prenantes, ces autres objectifs doivent être représ entés au sein même de 
l’entreprise et doivent influencer la prise de décision. La théo rie des parties 
prenantes ne précise cependant pas comment se détermine l’arbit r a g e  e n t r e  c e s  
différents objectifs, en particulier lorsqu’ils sont opposés.140 
Par contre, pour les tenants de la t hèse de la valeur de l’entreprise, la 
conciliation entre l’objectif de maximisation de la valeur de l ’entreprise et les 
objectifs des parties prenantes peut être obtenue par l’interna lisation des différents 
effets externes, notamment à travers la législation et la taxat ion. Dans ces 
conditions, la maximisation de la valeur de l’entreprise impl i q u e  c e l l e  d e  
l’optimum social. 
A titre d’exemple, la mise en place de la législation de protec tion des 
travailleurs a pour objectif d’intégrer les intérêts de ces der niers dans la gestion de 
l’entreprise. C’est aussi le cas des normes environnementales e t autres 
considérations telles que le respect d’une certaine éthique relative par exemple à la 
corruption, à l’emploi des enfants et autres. En intégrant ces règles législatives dans 
                                                 
137 Voir Freeman (1984) qui définit les parties prenantes comme ét ant « tout groupe ou individu qui peut affecter 
ou est affecté par la réalisation du but d'une organisation ». 
138 Voir Tirole (2006). 
139 Hallock (1998) trouve que pour un échantillon de 1.287 annonce s de licenciements faites par les entreprises 
américaines cotées en bourse, les cours boursiers autour de la date d’annonce affichent une  baisse procurant un 
taux de rendement négatif aux actionnaires. Un résultat identique est obtenu par Chen, Mehrotra, Sivakumar & Yu 
(2001) selon lesquels “en moyenne, les annonces de licenciement s sont associées à une réponse négative 
significative du marché boursier et le rendement le plus faible  est associé aux licenciements attribués à une 
demande en déclin ». 
140 Voir Jensen (2001). 
FINANCE D’ENTREPRISE EN ALGÉRIE 
-126- 
 
actionnaires, l’entreprise  est également responsable vis-à- vis d’autres parties 
comme les travailleurs, l’environnement, l’éthique et autres.137 
La thèse des parties prenantes estime que l’objectif de maximisation de la valeur 
de l’entreprise n’est pas une ga rantie pour l’implémentation de  l’optimum social 
car il peut induire des effets négatifs sur d’autres agents éco nomiques comme les 
travailleurs et sur d’autres aspects de la vie sociale  comme l’environnement et 
l’éthique.138 Bien qu’en moyenne, les licenciements semblent ne pas induire d e 
hausse de la valeur boursière des actions, un des exemples souv ent cités à ce 
propos est la constatation de l’augmentation de la valeur bours ière de cert aines 
entreprises par suite d’un plan social impliquant le licencieme nt de travailleurs. 139 
De même, les médias font souvent part des dommages importants c ausés à 
l’environnement par des entreprises cherchant à maximiser leurs  profits. C’est le 
cas aussi des arrangements pouvant exister entre des firmes mul tinationales et les 
dictatures brutales et corrompues de certains pays en développement. 
Cependant, il est important de relever que la thèse de la maxim isation de la 
valeur de l’entreprise ne signifie pas refus des objectifs prônés par les tenants de la 
théorie des parties prenantes. Les économistes considèrent en effet que l’objectif de 
maximisation de la valeur de l’entreprise n’est pas en contradi ction avec 
l’existence d’objectifs propres aux parties prenantes. 
En fait, la différence entre ces deux conceptions réside dans l a manière avec 
laquelle ces autres objectifs sont intégrés dans le calcul écon omique. Pour la thèse 
des parties prenantes, ces autres objectifs doivent être représ entés au sein même de 
l’entreprise et doivent influencer la prise de décision. La théo rie des parties 
prenantes ne précise cependant pas comment se détermine l’arbit r a g e  e n t r e  c e s  
différents objectifs, en particulier lorsqu’ils sont opposés.140 
Par contre, pour les tenants de la t hèse de la valeur de l’entreprise, la 
conciliation entre l’objectif de maximisation de la valeur de l ’entreprise et les 
objectifs des parties prenantes peut être obtenue par l’interna lisation des différents 
effets externes, notamment à travers la législation et la taxat ion. Dans ces 
conditions, la maximisation de la valeur de l’entreprise impl i q u e  c e l l e  d e  
l’optimum social. 
A titre d’exemple, la mise en place de la législation de protec tion des 
travailleurs a pour objectif d’intégrer les intérêts de ces der niers dans la gestion de 
l’entreprise. C’est aussi le cas des normes environnementales e t autres 
considérations telles que le respect d’une certaine éthique relative par exemple à la 
corruption, à l’emploi des enfants et autres. En intégrant ces règles législatives dans 
                                                 
137 Voir Freeman (1984) qui définit les parties prenantes comme ét ant « tout groupe ou individu qui peut affecter 
ou est affecté par la réalisation du but d'une organisation ». 
138 Voir Tirole (2006). 
139 Hallock (1998) trouve que pour un échantillon de 1.287 annonce s de licenciements faites par les entreprises 
américaines cotées en bourse, les cours boursiers autour de la date d’annonce affichent une  baisse procurant un 
taux de rendement négatif aux actionnaires. Un résultat identique est obtenu par Chen, Mehrotra, Sivakumar & Yu 
(2001) selon lesquels “en moyenne, les annonces de licenciement s sont associées à une réponse négative 
significative du marché boursier et le rendement le plus faible  est associé aux licenciements attribués à une 
demande en déclin ». 
140 Voir Jensen (2001).

FINANCE D’ENTREPRISE EN ALGÉRIE 
-132- 
 
Deux principales motivations peuvent être à l’origine d’une OPA. Elle peut être 
le fait d’une entreprise du même secteur d’activité que l’entre prise-cible qui vise à 
accroître sa part de marché ou à bénéficier d’effets de synergi e.155 L’OPA peut 
également être déclenchée par un raider afin de profiter de la sous-évaluation de 
l’entreprise-cible en vue de réaliser une plus-value après réorganisation e t 
restructuration.156 L’OPA est dite amicale ou sollicitée lorsqu’elle a donné lieu à un 
accord préalable entre l’initiateur de l’opération et l’ent reprise-cible. Lorsqu’elle a 
lieu contre la volonté du conseil d’administration ou des dirig eants de l’entreprise-
cible, l’OPA est dite hostile. 
Dans le cas où l’OPA est du type hostile, l’une des premières d écisions de son 
initiateur est de remplacer les managers actuels par de nouveau x managers qui 
auront pour mission la mise en œuvre du plan de réorganisation.  C’est pour cette 
raison que l’OPA représente une menace crédible qui incite le s managers actuels à 
fournir un plus grand effort en direction de l’objectif assigné de maximisation de la 
valeur de l’entreprise. L’existence de l’OPA a un effet discipl inaire important sur 
le management, ce qui réduit d’autant le problème d’agence entr e les actionnaires 
et les managers. Relevons que contrairement aux autres mécanism es de 
gouvernance, l’OPA est un mécanisme de marché, externe à l’entreprise. 
Grossman & Hart (1980) ont cependant montré que l’existence du phénomène 
du free riding (problème du passager clandestin) est de nature à réduire l’eff icacité 
de l’OPA. Le free riding décrit le comportement de personnes en situation et en 
mesure de bénéficier d’une ressource commune ou d’un bien collectif sans payer le 
prix exigé ou le coût de son obtention. Le free riding est un type de défaillance du 
marché qui peut nécessiter l’intervention d’une autorité centrale. 
L’exemple cité à ce titre p ar Mancur Olson (1965) est celui de l’activité 
syndicale en entreprise. En effet, la contestation syndicale es t souvent exercée par 
une poignée de salariés, mais les éventuelles retombées positiv es, par exemple une 
augmentation des salaires ou une amélioration des conditions de  travail, touchent 
l’ensemble du personnel de l’entreprise. Le free riding se retrouve également dans 
le cas des citoyens qui utilisent les biens et services publics  (hôpitaux, écoles, 
routes, sécurité, etc.) sans payer les impôts nécessaires à leur financement.157 
Grossman & Hart (1 980) montrent que la réalisation d’une OPA peut être 
remise en cause par le problème du free riding . Considérons un actionnaire 
disposant d’une part des actions suffisamment petite de telle sorte que sa décision  
de vendre ou de ne pas vendre ses actions n’a aucune influence sur le succès de 
l’OPA. Si cet actionnaire antici pe une augmentation importante de la valeur de 
l’entreprise, al ors il pourrait ne pas être incité à vendre ses actions au raider, 
                                                 
155 La réalisation d’une OPA peut être conditionnée par l’autorisat ion de l’autorité en charge de lutter contre les 
pratiques anticoncurrentielles si cette OPA donne lieu à une forte concentration entre entreprises. 
156 Un raider est souvent une banque d’affaires ou un fonds d’investissement qui enclenche des OPA pour prendre 
le contrôle d’entreprises cotées en bourse avec pour objectif d e les revendre à un prix supérieur après 
réorganisation. 
157 Les exemples les plus importants de ce type de biens et servic es sont la sécurité, la santé, l’éducation, les 
infrastructures, etc. Ce sont des biens et se rvices dont, en général et en particulie r en Algérie, l’accès n’est pas 
conditionné par le paiement de la prestation. 
FINANCE D’ENTREPRISE EN ALGÉRIE 
-132- 
 
Deux principales motivations peuvent être à l’origine d’une OPA. Elle peut être 
le fait d’une entreprise du même secteur d’activité que l’entre prise-cible qui vise à 
accroître sa part de marché ou à bénéficier d’effets de synergi e.155 L’OPA peut 
également être déclenchée par un raider afin de profiter de la sous-évaluation de 
l’entreprise-cible en vue de réaliser une plus-value après réorganisation e t 
restructuration.156 L’OPA est dite amicale ou sollicitée lorsqu’elle a donné lieu à un 
accord préalable entre l’initiateur de l’opération et l’ent reprise-cible. Lorsqu’elle a 
lieu contre la volonté du conseil d’administration ou des dirig eants de l’entreprise-
cible, l’OPA est dite hostile. 
Dans le cas où l’OPA est du type hostile, l’une des premières d écisions de son 
initiateur est de remplacer les managers actuels par de nouveau x managers qui 
auront pour mission la mise en œuvre du plan de réorganisation.  C’est pour cette 
raison que l’OPA représente une menace crédible qui incite le s managers actuels à 
fournir un plus grand effort en direction de l’objectif assigné de maximisation de la 
valeur de l’entreprise. L’existence de l’OPA a un effet discipl inaire important sur 
le management, ce qui réduit d’autant le problème d’agence entr e les actionnaires 
et les managers. Relevons que contrairement aux autres mécanism es de 
gouvernance, l’OPA est un mécanisme de marché, externe à l’entreprise. 
Grossman & Hart (1980) ont cependant montré que l’existence du phénomène 
du free riding (problème du passager clandestin) est de nature à réduire l’eff icacité 
de l’OPA. Le free riding décrit le comportement de personnes en situation et en 
mesure de bénéficier d’une ressource commune ou d’un bien collectif sans payer le 
prix exigé ou le coût de son obtention. Le free riding est un type de défaillance du 
marché qui peut nécessiter l’intervention d’une autorité centrale. 
L’exemple cité à ce titre p ar Mancur Olson (1965) est celui de l’activité 
syndicale en entreprise. En effet, la contestation syndicale es t souvent exercée par 
une poignée de salariés, mais les éventuelles retombées positiv es, par exemple une 
augmentation des salaires ou une amélioration des conditions de  travail, touchent 
l’ensemble du personnel de l’entreprise. Le free riding se retrouve également dans 
le cas des citoyens qui utilisent les biens et services publics  (hôpitaux, écoles, 
routes, sécurité, etc.) sans payer les impôts nécessaires à leur financement.157 
Grossman & Hart (1 980) montrent que la réalisation d’une OPA peut être 
remise en cause par le problème du free riding . Considérons un actionnaire 
disposant d’une part des actions suffisamment petite de telle sorte que sa décision  
de vendre ou de ne pas vendre ses actions n’a aucune influence sur le succès de 
l’OPA. Si cet actionnaire antici pe une augmentation importante de la valeur de 
l’entreprise, al ors il pourrait ne pas être incité à vendre ses actions au raider, 
                                                 
155 La réalisation d’une OPA peut être conditionnée par l’autorisat ion de l’autorité en charge de lutter contre les 
pratiques anticoncurrentielles si cette OPA donne lieu à une forte concentration entre entreprises. 
156 Un raider est souvent une banque d’affaires ou un fonds d’investissement qui enclenche des OPA pour prendre 
le contrôle d’entreprises cotées en bourse avec pour objectif d e les revendre à un prix supérieur après 
réorganisation. 
157 Les exemples les plus importants de ce type de biens et servic es sont la sécurité, la santé, l’éducation, les 
infrastructures, etc. Ce sont des biens et se rvices dont, en général et en particulie r en Algérie, l’accès n’est pas 
conditionné par le paiement de la prestation.

---

1
NOMENCLATURE DES COMPTES
Chapitre 1
Principes du plan de comptes
Chaque entité établit au moins un plan de comptes adapté  à sa 
structure, son activité, et ses besoins en information de gesti on. Le 
compte est la plus petite unité retenue pour le classement et l ’enre-
gistrement des mouvements comptables.
Les comptes sont regroupés en catégories homogènes appelées 
classes. Il existe deux catégories de classe de comptes :
   des classes de comptes de situation
   des classes de comptes de gestion
Chaque classe est subdivisée en comptes identifiés par des numéros 
à deux chiffres ou plus, dans le cadre d’une codification décim ale.

Le système comptable financier
2
Chapitre 2
Cadre comptable obligatoire
Un résumé du plan comptable présentant pour chaque 
classe la liste des comptes à deux chiffres constitue le cadre comp-
table dont l’application est obligatoire pour toutes les entités quelle 
que soit leur activité ou leur taille sauf dispositions spécifi ques les 
concernant. 
A l’intérieur de ce cadre, les entités ont la possibilité d’ouvrir toutes 
les subdivisions nécessaires pour répondre à leurs besoins.
Une nomenclature de comptes à trois chiffres ou plus  correspon -
dant est  également proposée.
Les opérations relatives au bilan sont réparties en cinq 
classes de comptes appelées comptes de bilan.
Le cadre comptable de ces comptes de bilan est le suivant:
Classe 1 - Comptes de capitaux
10 Capital, réserves assimilées
11 Report à nouveau
12 Résultat de l’exercice
13 Produits et charges différés - hors cycle d’exploitation
14 Disponible
15 Provisions pour charges - passifs non courants
16 Emprunts et dettes assimilés
17 Dettes rattachées à des participations
18 Comptes de liaison des établissements et sociétés
 en participation
19 (disponible)

---

-50-
Dictionnaire encyclopédique des Berbères
‘Abd al-Raḥmân al-Tha’alibî
Au Maghreb, les Almohades poussèrent leurs conquêtes vers l’Est, s’emparant des 
villes et des territoires relevant de l’autorité hammadide. Miliana est prise puis Alger, 
Béjaia, la Qal’â des Banû Hammad, Constantine. La conquête de cette ville achevée, 
‘Abd al-Mu’mins’apprêtait à rentrer à Marrakech quand les nomades d’Ifriqya, inquié-
tés par l’avancée des Almohades, lui déclarèrent la guerre. Ces nomades étaient issus 
des tribus arabes des Banû Hilâl et des Sulaym qui avaient envahi le Maghreb au 11 e 
siècle. Le choc eut lieu dans la région de Sétif: les nomades, alourdis par leurs familles 
et leurs troupeaux, furent mis en déroute. Les Almohades s’emparèrent des femmes et 
des enfants qu’ils firent conduire à Marrakech. ‘Abd al-Mu’min se montra généreux et 
reçut les vaincus: il leur rendit les prisonniers et leurs biens et obtint leur soumission.
Mais la conquête du Maghreb était loin d’être achevée: en effet, les territoires de l’Est, 
l’ifriqya, échappaient au pouvoir almohade. ‘Abd al-Mu’min se remit en campagne. Il 
s’empara d’Annaba, occupée depuis 1153 par les Normands, puis enleva Tunis, Kai-
rouan et Mahdia. Les villes de Sousse, de Sfax, de Gafsa et de Tripoli lui firent leur 
soumission ainsi que les tribus du Djebel Nafusa, en Libye. 
Il soumit ainsi la totalité du Maghreb, réalisant pour la première fois, dans l’histoire des 
Berbères, l’unité politique du pays. En Espagne, il repoussa les Chrétiens, engagés dans 
l’œuvre de reconquête. Il était en train de préparer une vaste offensive contre eux quand 
la mort le surprit (mois de Djumad II 558, mai/ juin 1163). 
‘Abd al-Mu’minne fut pas seulement un grand conquérant, il fut aussi un grand homme 
d’État, gérant d’une main de fer un empire qui s’étendait sur tout le Maghreb et une 
partie de l’Espagne. Le pays qui connut sous son règne la stabilité et surtout la sécu-
rité, put jouir d’une grande prospérité. L’agriculture, qui bénéficia d’ouvrages d’irri-
gation importants, se développa, ainsi que l’élevage. Le commerce était florissant et 
les échanges s’effectuaient, non seulement entre les différentes régions du Maghreb, 
mais aussi avec l’Andalousie, des villes méditerranéennes et l’Orient. Au plan religieux, 
‘Abd al Mû’min fut fidèle à la doctrine d’IbnTûmart et se révéla d’un rigorisme intran-
sigeant, allant jusqu’à convertir de force les juifs et les chrétiens et à persécuter les ju-
ristes malikites. De plus, s’il avait réussi à unifier le Maghreb et à assurer sa prospérité, 
ce fut surtout au profit des Almohades. Ainsi, il fit payer un impôt -kharadj- à tous ceux 
qui n’étaient almohades, assimilant ainsi les autres musulmans, d’obédience malikite, à 
des non-musulmans. 
‘Abd al-Raḥmân al-Tha’alibî
Mystique,  un  des  patrons  de  la  ville  d’Alger. ‘Abd  al-Raḥmân  ben  Muḥammad  ben 
Makhlûf al-Ta’alîbî al-Djaza’îrî naquit en 1384 aux Issers, dans l’actuelle wilaya de 
Boumerdès, à quelque 60 kilomètres d’Alger. Il appartenait à la tribu des Tha’aliba qui 
occupait, à l’époque la Mitidja et qui avait fourni toute une lignée de savants, mystiques 
et juristes. Il était encore jeune quand il partit à la recherche de la connaissance: il se 
rendit d’abord à Alger, puis à Bejaïa où il suivit les cours des maîtres les plus réputés 
de l’époque tels Ahmed Ben Idris, al-Waghlisi* et al Mchedalli. Il acquit suffisamment 
de science pour se mettre lui-même à enseigner. Il se rendit en Tunisie, passa au Caire 
et, de là à la Mecque où il accomplit le pèlerinage.  De retour en Algérie, il s’arrêta de 
nouveau en Tunisie, pour un bref séjour. Il s’installa à Alger où il allait vivre encore une

-53-
‘Abd al-Wâd
rival, se réservant pour lui la royauté de l’Orient» (A. Mouliéras, II, 1899, p. 162-163). 
Sa mort même fut suivie d’évènements prodigieux: «Aussitôt, toute la nature manifesta 
sa douleur. Le soleil se voilà, une obscurité profonde se répandit sur la terre, les arbres, 
les rochers pleurèrent, et, s’enfuyant éperdus au milieu des éclairs, poursuivis par la 
foudre et le tonnerre, l’assassin et ses acolytes, ne retrouvèrent plus leur chemin, roulè-
rent dans des précipices sans fond. C’est depuis cette heure fatale que toutes les plantes, 
toutes les broussailles, tous les arbres, tout ce qui pousse sur les flancs de la célèbre 
montagne s’incline vers la cime où repose la dépouille mortelle du grand homme» (A. 
Moulièras, 1899, p. 169). 
‘Abd al-Wâd
Dynastie berbère qui régné sur le Maghreb central.  Cette dynastie, qui relève de la 
confédération des Zanata*, est désignée sous deux noms, ‘Ab al-Wâd et Banû Zayân. 
Or, selon les généalogistes, les noms de ‘Abd al-Wâd et Zayân sont deux des ancêtres 
de la dynastie. Si on ne sait rien de ce ‘Abd al-Wâd, on sait par contre que Zayân était 
le père de Yaghmurâsen*, et c’est à partir de lui que les souverains qui lui succédèrent 
prirent le nom de Banû Zayân. Bargès écrit l’Histoire des Beni Zayân, rois de Tlemcen 
(p.194), que les ‘Ab al-Wâd représentaient la branche aînée de la dynastie, et que cette-
ci a été remplacée par les Banû Zayân, après la prise de Tlemcen, en 1334-35 et la mort 
de Abû Tashfîn. Mais ainsi que l’indique A. Bel, cette information n’est confirmée par 
aucune source historique (1903, VII).  
Ibn Khaldoun écrit que la tribu des ‘Abd al-Wad comporte plusieurs branches, dont les 
plus connues sont les Banî Yatiken, les Banî Walelu, les Banî Urstif, les Masoudja, les 
Banî Tûmart, les Bânî Qasem («qu’ils disent dans leur langue, les Ayt Qasem»). Or, les 
Ayt Qasem se disent descendre d’al-Qasîm l’Idriside, c’est-à-dire sont d’ascendance 
arabe, mais Ibn Khaldoun considéraient comme fantaisiste ces généalogies et il cite 
lui-même la phrase de Yaghurâsan que ses courtisans voulaient faire passer pour un 
Arabe: «Si c’est vrai, cela nous profitera auprès de Dieu, mais dans ce monde, nous ne 
devons notre succès qu’à nos épées» (III, 328). Si le nom de ‘Abd al-Wâd est effecti -
vement arabe et signifie «l’Adorateur de la Vallée», il semble préislamique et pourrait 
correspondre à la traduction d’un nom berbère par les historiens arabes. «Les documents 
dont nous disposons ne sauraient permettre de donner deux dénominations différentes 
aux deux branches collatérales de la dynastie tlemcénienne, et rien ne nous autorise 
à désigner sous le nom de Banî ‘Abd al-Wâd la première branche à Yaghmurâsan ben 
Zayân, par le fils ainé, ‘Uthmân de celui-ci, et sous celui de Banû Zayân par son second 
fils Yaḥiâ. L’une et l’autre de ces branches a reçu l’un et l’autre de ces noms» (Y . Ibn 
Khaldoun,  introduction, A. Bel, 1903, IX).
Selon Ibn Khaldoun, les ‘Abd al-Wâd appartiennent, ainsi que les Mérinides*, les 
Tudjîn, les Banû Rashîd, et les Banû Mzab, aux Zanata de seconde race et formaient 
la grande tribu nomade des Banû Wassîm. «Abd al-Mû’min*, ayant envahi le territoire 
de Tlemcen, envoya dans le pays des Zanata une armée almohade commandée par 
le cheikh Abû Ḥafs*. La rude leçon que ce général donna aux Banû ‘Abd al-Wâd les 
rendit parfaitement soumis pour l’avenir et assura leur dévouement à la dynastie des 
Almohades*» (III, 327). Cette soumission allait faire aussi la fortune des ‘Abd al-Wâd.

---

SOMMAIRE
Ci-dessus. un chandelier du 
XIIIème siècle, décoré avec 
des scènes de la vie de tous 
les jours.
Ci-dessus. Une vue 
intérieure du Dôme de 
la Grande Mosquée de 
Cordoba, en Espagne.
Ci-dessus. Le mihrab 
(niche arquée) de la Mosquée 
Tanjal à Tripoli, au Liban.
Ci-dessus. Détail d’un 
tapis persan représentant un 
guerrier entouré de fleurs et 
d’animaux.
IntroductIon 6
L
a communauté musulmane dans le monde
 8
Chronologie
 
10
chap
I
tre 1
Muha
MM
ad  : l’ho
MM
e et le 
p
rophète
 12
L’Arabie avant l’Islam
 14
L’enfance de Muhammad
 16
L’impact de Muhammad sur la société
 18
Mariage avec Khadijah
 20
L’importance de La Mecque
 
22
La prédiction
 24
L’exil de La Mecque (
l’Hégire)
 
26
La communauté médinoise
 28
L’Islam dans la Péninsule arabique
 30
La mort de Muhammad
 32
Comment la révélation eut lieu
 34
La mémorisation des écritures saintes
 36
La calligraphie islamique
 
38
v
ivre le Coran
 40
à la recherche du savoir
 42
Mode de vie du Prophète
 44
Préserver les paroles du Prophète
 46
Récits de la vie du Prophète
 
48
L’application du hadith
 50
Lois et érudits
chap
I
tre
 2
h
I
sto
I
re de l’Isla
M 54
Les successeurs du Prophète
 56
La guerre civile
 58
La puissance des Omeyyades
 60
Jérusalem
 : ville sainte des trois religions
 
62
Plus grand que Rome
 64
Triomphe du sanguinaire  66
L’âge d’or des Abbassides
 68
Architecture des mosquées
 70
Mathématiques, médecine et astronomie
 72
L’empire chiîte des Fatimides
 74
Les Bouyides
 et les Seldjoukides
 
76
Les croisades
 78
Rectitude de la foi 
 : Saladin
 80
La bataille de Bagdad
 82
Lumière dans les tenèbres
 84
Al
-Andalus
 
86
La renaissance musulmane en Espagne
 88
Les jardins de l’Alhambra
 
90
L’Islam en Asie 
 92
Au
-delà du Sahara
 94
Le pays des Shahs
 96
L’essor des Ottomans
 98
Soliman le magnifique
 100
De la puissance mondiale à l’homme malade de l’Europe 102
Les républiques et les royaumes
 104
Le mouvement 
Mouwahiddun
 
106
La terre des deux Sanctuaires sacrés
 108
Une Républiques islamique
 110
L’Islam radical
 112
chap
I
tre
 3
l
es
 
cro
Y
ances
 Isla
M
IQ
ues 114
Un seul Dieu
 116
Les attributs d’Allah
 118
La 
v
olonté divine
 120
La cosmologie
 122
Le Big Bang
 
124
La genèse coranique
 126

8
INTRODUCTION
Ci-dessus. Deux musulmans parlent 
devant les portes d’une madrasa à Fès, 
au Maroc. L’Islam encourage la fraternité 
et enseigne que tous les musulmans sont 
frères dans la foi.
Ci-dessous. Cette carte démographique 
illustre le pourcentage de la population 
musulmane dans le monde. Les 
musulmans totalisent plus d’un cinquième 
de la population mondiale.
 l a c o m m u n a u t é  
musulmane dans le monde
depuis le tout début de l’histoire  musulmane , les musulmans  
ont migré et voyagé vers de nouvelles  régions . aujourd’hui, 
les communautés  musulmanes  vivent sur chaque continent  
du monde. 
L
e phénomène de la migration 
est peut- être primordial pour 
comprendre la fondation de la 
Oumma, ou communauté musulmane 
universelle. La migration (hijrah) de 
Muhammad de sa ville natale, La 
Mecque, à Médine en 622 ap. J.- C. 
représentait un tournant en ce qui 
concerne son message avec la création 
d’une citadelle islamique et de la 
première communauté musulmane. 
Les musulmans de Médine étaient 
religieusement pluralistes et 
ethniquement différents des premiers 
musulmans.
ENTRE DI
v
ERSIT
é
 ET UNIT
é
Aujourd’hui, les musulmans
 
sont véritablement universels et 
extrêmement diversifiés sur les plans 
ethnique, culturel, théologique, 
social, géographique, économique et 
politique. 
à
 travers le monde musulman, 
l’Islam se reflète dans les expressions 
géoculturelles de ses divers adeptes ; 
les différences les plus notables étant 
dans la façon de s’habiller, de parler 
et de manger, et la manière dont ils 
célèbrent leurs rites de passage. Par 
conséquent, un musulman ne peut 
être défini d’une seule façon. 
La diversité des musulmans est 
considérée comme un motif de 
célébration dans le Coran qui stipule: 
“Ô hommes! Nous vous avons créés 
d’un mâle et d’une femelle, et Nous 
vous avons répartis en peuples et 
en tribus, pour que vous fassiez 
connaissance entre vous. En vérité, 
le plus méritant d’entre vous auprès 
de Dieu est le plus pieux. Dieu est 
Omniscient et bien Informé.” (49 
:13).
AMÉRIQUE
DU NORD
AMÉRIQUE
DU SUD
EUROPE
AFRIQUE
ASIE
INDONÉSIE
AUSTRALIE
Pourcentage de la 
population musulmane
90% ou plus
70−89%
50−69%
30−49%
10−29%
1−9%
inférieur à ,1% ou inconnu
540 DATTC • Prix librairie garanti
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