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Belvédère – Aïcha Kassoul
A la seconde lecture, dans le désordre des pages amputées et de mes nuits blanches, je me suis mis à écrire. A remonter le temps en compagnie de ma mère qui préférait à tout ce qu’elle racontait l’histoire de la louve qui regarde le chasseur droit dans les yeux, ses petits derrière elle, tombe sur eux quand la balle touche son front. Elle est contente. Elle croit que ses enfants sont malins, qu’ils vont se sauver, mais ils restent ses petits. Le chasseur recharge son arme, un deux trois, c’est ton tour, ma beauté, descends et ne te retourne pas, jamais, m’man, je reste avec toi, c’est comme ça. Force de l’animal. De mère en fille. En fils.
BERBERE – La Cité des Marchands – Mourad Chetti
Dans ce quatrième volet de la saga de Mourad Chetti, les frères Scipion scellent un accord avec Syphax, l’aguellid des Massaeylès, qui permet à ce dernier de se ruer vers l’Est, afin d’affaiblir la position de Karthage en assiégeant Kirthan. L’aguellid Gaïa, qui n’a d’autre choix que de s’allier avec la République des marchands et la famille royale des Massylès, abandonne Kirthan pour s’exiler à Hibboune la royale.
Le pacte d’alliance prévoit que son fils Massinissa aille poursuivre sa formation à Karthage en tant qu’otage royal, accompagné de la reine Titrit. Il y rencontrera Safanis Baal, la fille du général Astour Baal, avec laquelle il nouera une idylle brûlante qui le poussera à provoquer à la fin de son instruction une offensive contre Syphax, dont il sortira vainqueur, sa mère toujours à ses côtés. Le général Astour Baal lui promet la main de Safanis Baal, dès son retour d’Espagne où la guerre entre Karthage et Rome fait rage.
Pendant ce temps, le général Hanni Baal vole de victoire en victoire sur le sol romain…
L’absente – Meriem Guemache
Dix nouvelles. Des histoires courtes qui parlent de nous, de nos travers, de notre époque et parfois du passé. Dans «Virus horribilis», retour sur un satané virus qui a fait la pluie et le beau temps pendant deux ans. «Cicatrice nucléaire» ravive la mémoire de Reggane en compagnie de Gamra, Saâd et Michel. «L’absente» inverse les rôles entre une fille et sa mère, atteinte d’Alzheimer.
«La lavandière» entraîne le lecteur dans un quartier populaire d’Alger où se noue une histoire d’amour à la ‘Omar Gatlato’. «La mer à boire» traverse la Méditerranée pour tenter d’atteindre un Eldorado fantasmé. «Momento Mori» est une allégorie cynique de la mort.
«La voix» s’échappe de l’antenne pour nourrir des illusions.
Le tout raconté dans un style fluide, enrichi d’expressions populaires algériennes et mâtiné d’un brin d’humour.
Les Gens du Peuplier – Arezki Metref
Boubekeur Atamar qui deviendra plus tard scénariste oscarisé à Hollywood sous le nom de Bob Atmar, arrive en 1958, en pleine guerre, dans la cité algéroise du Peuplier. Il n’a alors que six ans, mais avec ses camarades de la cité il jette un regard, souvent drôle, sur la réalité ambiante. Adolescent après l’indépendance, il aura le loisir d’admirer avec ses copains footeux, Col Mao, le premier président de l’Algérie indépendante, capable de dribbler ses adversaires aussi bien en politique que sur un terrain de foot avec ses équipiers de l’Olympique de Marseille. Après avoir échoué dans une école de cinéma en Union soviétique, Bob Atmar revient en Algérie dans les années 90, avant de repartir en exil à Paris et à Hollywood où la célèbre Maya Seydou lui ouvrira ses bras…
Humour à chaque page ou presque. Comme dans les bons films où les choses sérieuses se traitent avec la légèreté qui sied à l’histoire des hommes.
D’audace et de liberté – Akli Tadjer
Entre le Paris de l’après-guerre et une Algérie qui rêve d’indépendance, le parcours d’Adam, jeune homme mû par une inextinguible soif de justice et de liberté. Arraché à sa Kabylie natale par l’armée française, Adam a survécu à l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Depuis, il travaille dans une tannerie de Gentilly au côté d’Elvire, une jeune femme juive qui a perdu les siens. Leur amour ressemble à l’union de deux solitudes. Idéaliste et fougueux, Adam rêve à demain : lui aussi voudrait être libre comme un Français et maîtriser son destin. Dans les cafés arabes de Mouffetard, il discute avec ses compatriotes de l’indépendance de l’Algérie. Un jour peut-être… Mais voilà qu’Elvire reçoit une lettre qui fait tout basculer. Ensemble, ils devront aller à Beyrouth puis à Jérusalem. Dans ce territoire déchiré, Adam s’interroge. Pourquoi nos rêves de jeunesse nous échappent-ils si souvent ? Et pourquoi rien n’est jamais simple dans la vie ? Ce n’est pas l’arrivée d’Amezyane à Paris qui lui fera dire le contraire. Amezyane, un enfant venu d’Algérie, qui le replonge soudain dans sa mémoire blessée…
Creuser – Amel Imalhayène
Mais vers où serpente le lent ondoiement des réminiscences ? Au sein de quelles strates suintantes, fécondées par les débris du temps au rythme des conquêtes, des extensions, des déflagrations, se lovent-elles ? De quel crissement perpétuel font-elles résonner, ces ressouvenances, ces revenantes, le mur de nos silences ?
Qu’exigent-elles de nous ?
Creuser.
Creuser, certes, mais il ne suffit pas de prospecter à la recherche d’un gisement d’or pour sonder les sols de nos mémoires abolies, pour soulever la poussière des paroles pétrifiées au fond de nos gorges enfumées. La sédimentation ne se superpose pas fatalement à la verticale, à l’image des cités enfouies. Ce dépôt flotte dans nos terres fertiles, il prend son envol, réveillé par le charme d’un chant dont nous avons, sans prêter attention, épelé le refrain. Libéré de la pesanteur de nos effrois, le précieux limon se déploie, porté par l’espoir et l’amour ; il épouse les vents qui soufflent un air nouveau et prend mille et une formes que nous n’attendions pas.
La mémoire n’est pas morte et nous ne nous lançons pas à l’assaut d’une archéologie mortifère. Elle se métamorphose et notre présent l’informe au gré de nos créations. Nous ne la recueillons pas : nous l’ensemençons.
Robba, la Berbère donatiste – Driss Reffas
Robba, berbère et rebelle, fille des plaines du Mcid (Sfisef) et de Ghriss (Mascara). Adepte de l’évêque Donat de Baghaï des Nemmemlchas, elle se dressa contre l’Eglise de Rome et fut assassinée par les berbères romanisés le 25 mars 434. Elevée à la dignité de martyre par les donatistes, sa basilique à Benian (Ala Miliaria, près de Mascara) et le djebel Robba à Mcid (près de Sfisef) rappellent à ce jour l’histoire de cette combattante de l’Algérie antique chrétienne.
Carnet de Maputo – Saïd Djinnit
Ce livre est un voyage dans le temps entre Ziama, petit village des montagnes de Kabylie en Algérie, et Maputo au Mozambique où s’est tenu, en juillet 2003, le 2ème Sommet des chefs d’état et de gouvernement de l’Union africaine.
L’ambassadeur Saïd Djinnit raconte les circonstances particulières dans lesquelles le Protocole sur les droits de la femme en Afrique a été adopté par le Sommet de Maputo, et le rôle qu’il y a joué.
De ses souvenirs d’enfance marqués par les souffrances des femmes de son village, il a puisé l’énergie et la détermination pour soutenir le combat des femmes africaines pour la reconnaissance de leurs droits. Son témoignage, à travers ce récit, se veut un hommage à la femme africaine.
Humour, amour et nostalgie, pas forcément dans cet ordre. – nasser
Un voyage surprenant dans la nature humaine à travers une galerie originale de personnages palpitants et de caractères intrigants, taillés dans le vif ou si finement esquissés qu’ils arrivent, quelque part, à nous ressembler.
- Mais qu’est-ce que t’es venu chercher à Paris ?
- Une histoire. (Lui répondis-je, d’une voix que je croyais neutre.)
- Une histoire ou ton histoire ?
l’appel du sang – Hocine Meghlaoui
L’appel du sang revient sur certains grands événements qui ont marqué le XXème siècle, comme la guerre de libération nationale en Algérie, l’entrée des troupes soviétiques en Afghanistan, la guerre civile au Liban.
Sur ce fond de réalité historique, se déploie l’histoire fantastique de jumeaux séparés dès le berceau. L’un, Hassan, est le dernier dépositaire de l’histoire de sa famille, décimée pendant la guerre de libération. L’autre, Hocine, endosse l’uniforme de l’armée française dans l’ignorance totale de ses origines. En assurant leurs retrouvailles dans un Beyrouth en ruines, le hasard convoquera la question de l’apaisement des mémoires.
Quand les dunes chantaient Dâssine – Amèle El-Mahdi
(…) Moussa ag Amastan blessé dans son amour-propre et fou de douleur, décida de partir très loin de l’Ahaggar. Il chevaucha jour et nuit, ne s’arrêtant que pour nourrir et faire reposer sa monture.
Il traversa seul le pays de la soif et de la faim.(…) Il longea le fleuve Dioliba et alla encore plus loin, là où il n’avait jamais encore mis les pieds. Mais plus il s’éloignait, plus il mettait de distance entre toi et lui, plus les sons mélancoliques et envoûtants de ton imzad parvenaient à ses oreilles, plus le miel de tes lèvres se déposait sur les siennes. Terrassé par la douleur, il cria son désespoir à la face du soleil mais le soleil lui brûla la bouche. Il se tourna alors vers le vent en se disant que lui seul pourrait le débarrasser de sa peine et l’emporter au loin, mais le vent lui cingla le visage. Il ne lui restait plus que les montagnes, il se mit à genoux et les supplia de taire ton nom, de l’enfouir au plus profond de leurs entrailles, mais le fils des montagnes, l’infatigable écho répétait sans cesse: Dâssine, Dâssine,…
Des rêves à leur portée – Lynda Chouiten
Une sublime comédienne qui apprend à descendre de son piédestal ; un trentenaire souffrant d’une honnêteté excessive ; une jeune femme qui se pose des questions sur le dur métier de mère ; un vieux professeur de philosophie qui refuse de renoncer à ses idéaux ; une frêle adolescente qui n’aime pas ses mains ; et d’autres personnages encore, tous différents mais tous aussi attachants que tourmentés, et surtout, tous pleins des rêves. Des rêves enfantés dans la douleur mais qui ne leur semblent pas inaccessibles : ils aspirent à être libres, acceptés, mais aussi moins fiers, moins idéalistes, plus... « comme tout le monde ».
Ces huit nouvelles sont autant de réflexions sur la difficulté de communiquer, le ressentiment, le doute et l’espoir – en un mot, sur la complexité humaine.
L’amour au temps des scélérats – Anouar Benmalek
Une histoire d’amour dans un des lieux les plus outragés de la planète par l’intolérance religieuse, la guerre perpétuelle, la tyrannie meurtrière : le Proche-Orient.
Tout commence quand se présente, à la frontière entre Turquie et Syrie, un étrange candidat au Jihâd, français et converti, du nom de Tammouz. Qui est-il, cet avatar du diable, aimé des chats et fâché avec son Patron?
Parti à la recherche de la femme qu’il a follement aimée, il rencontre sur sa route Zayélé, adepte d’une vieille religion minoritaire, mais aussi Adams, pilote de drone, engagé avec le kurde Ferhad dans les forces démocratiques syriennes qui se battent contre Daesch, ou encore Houda et Yassir, l’apprentie artiste et son amant, tous les deux en fuite... Des personnages aussi attachants que surprenants, qui devront choisir entre conscience et survie au cours de leur existence.
Confronté aux violences qui secouent la Syrie, Anouar Benmalek n’a peur de rien et, d’une plume acérée, nous livre, avec L’Amour au temps des scélérats, un grand roman d’amour et d’aventure, intense, efficace, tragique, drôle et universel.
«L’un des romans les plus gonflés de cette rentrée...
Une confiance renversante dans la littérature. » (Le Monde)
« Quel roman ! On dévore ces 450 pages portées par un souffle rare. »
(Le Figaro Magazine)
«Il est considéré comme le plus grand écrivain algérien depuis Kateb Yacine, certains le comparent à Faulkner ou Camus.
Le dernier livre d’Anouar Benmalek vient confirmer cette suite de superlatifs. » (RFI)
NOUS ÉTIONS L’AVENIR, Regard sur l’Algérie de nos vingt ans – Belkacem Achite
[…] Des séquences fortes de notre histoire contemporaine… Des événements relatés minutieusement avec, en miroir, les opinions et les émotions qu’ils suscitent... Des péripéties de vies façonnant une nation face à ses tourmentes politiques, lesquelles, un jour, s’armeront comme des déterminismes fort handicapants. Une juxtaposition de théâtres d’actualité, de préoccupations qui, peut-être, surprendra le lecteur. »
Youcef Nacib (Extrait de la préface)
Tu es plus libre que tes geôliers – Jamila Rahal
Tu es plus libre que tes geôliers est un roman historique qui prend ses sources à la fin du 19ème siècle à Tlemcen et à Nedroma, se poursuit à Paris, Oran et Alger, avant de s’achever à Maghnia en 1954.
C’est une fresque haute en couleurs et en émotions, qui met en scène trois grandes familles, les El Hassar, les Lassaci et les Senhadji, aux prises avec l’histoire de notre pays, depuis les «Jeunes Algériens » jusqu’au mouvement national, en passant par les deux grandes guerres mondiales. Habilement insérées dans la grande Histoire, ces sagas font revivre de l’intérieur des scènes palpitantes d’amour et de guerre.
Kella – Mimoun Ayer
Bien mieux que mille rendez-vous peuvent valoir certains hasards. Au retour du Hoggar et du Tassili, un couple d’Américains, April et Alan Ellis, découvre une artiste peintre de génie. Guidée par ces touristes de passage chez elle, dans le désert, la jeune et divine Kella ira s’exposer et exposer son oeuvre à New York, entre le vert-de-gris d’une célèbre statue et les tentations d’un Times Square étourdissant. Gazelle ne pouvant se passer de l’ocre de ses dunes, Kella reviendra sur ses terres, forte d’une leçon que le lecteur méditera grâce à elle, ne balançant d’aucune façon entre ce que les hommes savent inventer d’éphémère, et les beautés éternelles
créées par Dieu. Sans oublier l’amour. Bien malins ces génies bleus, qui aiment si mal jouer avec les coeurs de bien des personnages du roman.
Meurs, tu vivras plus heureux – Ahmed Brahmi
Jeune cadre bardé de diplômes et ambitieux, Nabil est prêt à tout sacrifier, y compris l’amour de sa vie, pour gravir rapidement les échelons. Pourtant, le jour de sa promotion au sommet de la hiérarchie, il découvre un vide immense et décide d’en finir. Sa rencontre avec Salah, un Zorba algérien presque illettré, change complètement sa destinée.
Le seuil du moment – Leila Hamoutene
Depuis le 8 mars, Warda a tenté de mettre de l’ordre dans ses pensées, elle a même quelques certitudes, elle prendra part à toutes les expressions de cette volonté populaire tant espérée.
Advienne que pourra.
Tel Orphée descendant dans les profondeurs de l’enfer pour ramener Eurydice à la vie, l’héroïne du roman s’immerge dans les souvenirs qu’elle a partagés avec l’homme qu’elle aime pour le garder vivant, mais la fulgurance d’un présent inattendu la rattrape et, c’est au seuil de ce moment d’entre deux, qu’elle se tient.
Leila Hamoutene est l’auteure de plusieurs ouvrages, romans, recueils de nouvelles et de poésies. Son roman, Le châle de Zeineb, a remporté le prix Escale Littéraire d’Alger en 2015. Elle vit à Alger où elle s’adonne à l’écriture et à l’animation d’ateliers d’écriture.
D’AMOUR ET DE GUERRE – Akli Tadjer
La quête éperdue d’amour et de liberté d’un jeune soldat kabyle propulsé dans un monde devenu fou.
1939, dans les montagnes de Kabylie. Adam a vingt ans et rêve de construire une maison pour Zina, son grand amour, la plus belle fille de Bousoulem. La vie serait si simple, si douce. Mais la guerre en décidera autrement. Arraché à son village et à sa fiancée, Adam est enrôlé de force par l’armée pour tuer des Allemands qu’il ne connaît pas, dans une France qu’il ne connaît pas.
Après s’être évadé d’un camp de travail réservé aux soldats coloniaux, il découvre avec ses compagnons un Paris occupé où il doit apprendre à survivre, entre rafles et marché noir, mauvaises rencontres et mains tendues. Guidé par ses rêves de liberté, retrouvera-t-il son Algérie et sa Zina bien-aimée ?
Ce roman, véritable bijou d’humanité, est un hymne aux grands oubliés de l’histoire de France.
En souvenir de l’étrangère – Mouloud Achour
Avant la fin de la nuit, le monde entier apprit sa révérante mort.
Thomas Mann, Mort à Venise
A Venise comme à Alger, dans la réalité comme dans la fiction, la mort frappe.
A la dernière page de ce roman - le dernier pour lui - juste après le mot Fin en noir,
Mouloud Achour a barré octobre, remplacé par décembre 2020. D’un trait rouge. In extremis.
Prémonition d’un mois fatal et d’une nuit qui l’a emporté, lui et son sourire, sa bienveillance et son intelligente sagesse.
Révérence.
Son œuvre reste.
Les dupes – Ahmed Benzelikha
Un tableau volé, une histoire d’amour contrariée, une enquête haletante, une mystérieuse organisation élitiste, des émirs, un rescapé des camps de concentration et des héros tourmentés ou cyniques, font de ce roman un chassé-croisé entre amour, crime, argent, pouvoir et peinture d’art, où les rebondissements n’excluent pas la réflexion.
Peu à peu, se dessine ainsi, entre virtualité et matérialisme, fausseté et cupidité, un monde de dupes, où la vérité n’est jamais celle que l’on croit, mais où, malgré tout, la beauté et les valeurs se renouvellent, comme une chance, à chaque matin qui se lève sur les mégapoles déshumanisées.
Berbères Le codex d’Aylimas – Mourad Chetti
Le pays des Massylès est envahi par les troupes de Syphax qui s’apprête à faire le siège de Kirthan, obligeant l’aguellid Gaïa à un exode et un repli sur Hibboune la royale, afin d’y organiser la résistance. Le prince Massinissa a pour mission de mettre à l’abri le Codex d’Aylimas, symbole du pouvoir berbère.
Hanni Baal, de son côté, quitte l’Espagne en traversant l’Iber et les Pyrénées. Il franchit le Rhône et les Alpes avec ses éléphants et ses cavaliers numides. A leur tête, le général Mahar Baal qui devient une menace pour Rome et l’Italie, et permet au général Hanni Baal d’obtenir une première victoire, suivie par tant d’autres.
En Espagne, les frères Scipion Publius et Gnæus combattent les deux frères d’Hanni Ball, Sadar Baal et Megen. Ils proposent une alliance à Syphax qui accepte, pour affaiblir Karthage sur son propre sol et pour étendre son territoire aux dépens du royaume voisin.
Pendant ce temps, Gaïa renforce son alliance avec Karthage au prix d’un sacrifice : il y envoie son fils Massinissa comme otage royal. Sa mère, la reine Titrit, l’y accompagnera.
Insoumises – Saad Khiari
C’est le roman de l’Algérie profonde, couvrant plusieurs décennies, à travers l’histoire de deux femmes intraitables. Lorsque leurs chemins se croisent, ni l’une ni l’autre ne sait que chacune vient de rencontrer l’incarnation de son destin.
La plus âgée court, depuis sa puberté, après une féminité que son corps se refuse à affirmer. Les mauvaises langues l’appellent Aïcha-Rajel, d’un sobriquet arabe moquant son allure de garçon.
La plus jeune, Zina, après une adolescence vécue sous la coupe d’un vieux dépravé sexuel, un ami de son grand-père, passera les années de la décennie noire à combattre la lâcheté des hommes. Aïcha-rajel la prendra sous sa protection et, pour cela, n’hésitera pas à défier les maquisards des GIA.
Mais « il y a tant de choses à changer et tant de résistances que deux vies de femmes insoumises n’y suffiront pas ».
Insoumises est un roman de femmes porté de bout en bout par un homme, et cette fois sans travestissement de genre. Une première dans la littérature algérienne.
le mauvais génie – Nadjib Stambouli
Amine Djamoussi, employé modèle, mène une vie de couple sans histoire. Il traîne deux souvenirs, celui d’un indicateur des forces coloniales exécuté devant ses yeux d’enfant et celui, rangé dans les rêves inaccessibles mais jamais refoulés, d’une tenue de Zorro qu’il allait, au sortir de l’école, admirer dans une vitrine. Il aurait longtemps coulé des jours tranquilles dans une vie paisible, si un « mauvais génie », calfeutré derrière les bonnes intentions de l’ami Saadoune, ne s’était insidieusement introduit dans son cocon existentiel, avant de la pulvériser. En lui faisant miroiter les attraits d’une vie moins routinière, le comploteur multiplie les pièges et les manigances pour attirer Amine dans la spirale infernale de l’enrichissement illicite. L’un insiste, l’autre résiste : qui de la manipulation corruptrice ou de la résistance morale sortira victorieux ? Cet affrontement se fera sous le regard de Nanna Toma qui, de sa tombe, observe les changements opérés dans l’esprit d’un homme, mais aussi dans les rouages de toute la société.
Prodigieuse fortune – Corinne Chevallier
Au milieu du XVIème siècle, la ville d’Alger, protégée par le puissant Empire ottoman, est à l’apogée de ce que Fernand Braudel a pu appeler sa “prodigieuse fortune”.
En 1556 l’épidémie de peste qui s’abat sur la ville et la mort du Pacha, donnent l’occasion aux janissaires de s’opposer aux raïs et de se rebeller pour la première fois contre l’autorité de Constantinople.
Pendant ce temps, deux religieux espagnols viennent racheter les captifs, une fille publique est assassinée et le mezzouar poursuit inlassablement son enquête sur un étrange collier...