Cinéma algérien : Succès triomphal du film 'Hadda' à El Eulma
Le long-métrage d'Ahmed Riad 'Hadda', projeté à El Eulma dans le cadre des Journées algériennes du cinéma contemporain, a reçu un accueil triomphal en rendant un vibrant hommage aux infirmières de la Révolution.

Un accueil triomphal au Théâtre régional d'El Eulma
Le paysage culturel de la wilaya de Sétif a récemment vibré au rythme du septième art à l'occasion d'un événement marquant. Le long-métrage algérien « Hadda », réalisé par Ahmed Riad, a bénéficié d'une projection très remarquée au Théâtre régional d'El Eulma. L'affluence enregistrée lors de cette soirée a témoigné d'un engouement populaire particulièrement vif, rassemblant un public nombreux dans une salle comble, littéralement pleine à craquer.
Cette projection s'inscrit dans les Journées algériennes du cinéma contemporain. L'événement est placé sous le mot d'ordre « Quand l'image parle ». La manifestation met à l'honneur des productions cinématographiques venues d'horizons divers, offrant aux cinéphiles locaux l'opportunité de découvrir des œuvres contemporaines fortes et engagées. Le public d'El Eulma a confirmé son attachement au cinéma national. Les spectateurs ont répondu présent lors de ce grand rendez-vous artistique et mémoriel.
Hommage à l'héroïsme des infirmières durant la Révolution
Au-delà de sa réussite artistique, « Hadda » s'impose comme une œuvre de mémoire essentielle en mettant en lumière une page héroïque de l'histoire nationale. Le film retrace l'engagement indéfectible des femmes algériennes durant la glorieuse Révolution de libération, soulignant leur contribution déterminante au recouvrement de la souveraineté nationale.
Le récit s'articule autour du personnage éponyme de Hadda, brillamment incarné à l'écran par l'actrice algérienne Lydia Larini. Dans les maquis embrasés par la guerre, cette figure courageuse œuvrait inlassablement pour soigner et panser les blessures des Moudjahidine. La véracité et la force de cette reconstitution ont profondément ému les spectateurs présents. Des professionnels de la santé, à l'instar de Noura, infirmière de profession venue spécialement assister à la projection, ont tenu à saluer la justesse du long-métrage. Ce dernier met en exergue les sacrifices immenses accomplis par ces femmes dans les montagnes, les villages et les villes, bravant l'adversité et accomplissant leur devoir patriotique avec des moyens extrêmement modestes.
Cinéma et transmission de la mémoire nationale
L'impact des œuvres cinématographiques telles que « Hadda » dépasse le simple cadre du divertissement pour s'affirmer comme un vecteur primordial de transmission intergénérationnelle. Pour les universitaires présents, le cinéma joue un rôle clé dans la transmission. Il sensibilise les jeunes générations aux sacrifices consentis pour l'indépendance nationale.
Cette dynamique mémorielle s'est également traduite par une programmation parallèle riche et diversifiée. Dans le cadre de la commémoration du 72e anniversaire de la glorieuse Révolution de libération, pas moins de dix courts-métrages ont été mis en compétition. Parmi les œuvres en lice figurent notamment « Déboussolé » de Youcef Mansour (Algérie), « Le Sourire » de Walid Tahar (Pays-Bas), « El Dafina » de Raed Aoudah (Jordanie), « Sakra » de Mohammed Abdel-Amir (Irak) et « Jusqu'à mes dernières pulsations » de Rasha Hachem (Yémen). En tout, ce sont près de 30 films issus de divers pays — dont l'Algérie, la République arabe sahraouie démocratique, la Palestine, le Yémen et le Sultanat d'Oman — qui se disputent les trois prix en jeu (or, argent et bronze), illustrant la vitalité et la portée universelle du cinéma contemporain.
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Source d'information : Radio Algérie — Rubrique Culture
Crédit image : Source Radio Algérie Culture
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